Libère-la/Libère-le

Je l’aime bien du coup cette petite fille et je choisis de la libérer et de la laisser me raconter ses histoires, parce que c’est moi, et que j’ai appris à m’aimer et à aimer toutes les parties qui m’habitent.

Ça m’a percuté ce matin, en faisant lavaisselle. Comme presque toujours, quand je fais la vaisselle ou quelque chose de mes mains, mon cerveau en profite pour s’évader. Du coup, parfois, rien que pour m’évader un peu, je fais la vaisselle ou je nettoie ou range quelque chose et hop les pensées et les idées apparaissent.

Donc ce matin, une image de moi, petite, assez petite ouais, peut-être que j’avais 2 ans ou 2 ans et demie. Je ne sais pas si ce souvenir est le rappel d’une photographie que j’ai vue ou si j’ai reconstitué cette image à partir de ce qu’on m’a raconté : je suis debout sur un tabouret ou une chaise en train de chauffer mon lait alors que mon père était peut-être en train de dormir ce matin-là.

Je n’y avais jamais pensé, mais en réalité, cette indépendance qui me caractérise, cette énergie que j’ai, était déjà là, depuis toute petite. Je me prends en main, je n’attends pas que les autres soient là pour me faire quelque chose, et bon je vous l’accorde peut-être quej’avais tout simplement hyper faim et l’instinct de me nourrir m’a poussée à prendre le lait, la petite casserole, à la poser sur la petite plaque électrique, et de prendre un tabouret ou une chaise pour m’y hisser pour contrôler que le lait ne déborde pas. Ah ha ha!

En fait, je ne sais pas le fin mot de l’histoire, si j’ai finis par faire cramer le lait et la casserole, mais je crois que mon père ou l’un de mes géniteurs avaient fini par entendre de curieux bruits dans la cuisine et s’était levé pour venir voir ce que j’y fabriquais. C’est beau la vie. Dieu soit loué je n’ai pas mis le feu à la baraque!

Mais j’aime bien ma thèse de départ qui consiste à rechercher dans mon enfance, les signes antérieurs et premiers, les gestes et les actions caractéristiques de ma personnalité actuelle. Si vous observez bien les enfants autour de vous, ils ont tous sans exception leur petit caractère, avant bien sûr d’être façonnés par leur entourage et leurs éducateurs. Mais même malgré cela, leur unicité demeure, peut-être à leur insu. D’où ma question : qui étais-je à 2 ans, à 3 ans et ainsi de suite ?

On m’a toujours dit que j’étais une lève-tôt, que quand j’étais petite je ne voulais pas dormir le matin pour ne pas perdre de précieuses minutes de mon temps en dormant alors que beaucoup d’enfants aiment dormir longuement le matin. Moi pas. Cette soif de vivre, cette impatience de vivre, comme si j’étais sur le point de louper quelque chose si je continuais à dormir. Comme si dormir était pour les fainéants. Dormir c’est nul ! Pour ceux qui ne savent pas quoi faire de leur vie.

C’est drôle, ces traits qui nous caractérisent déjà enfants et qui souvent restent et s’imprègnent en nous. Normal, puisque cet enfant est demeuré en nous. Nous pensons que nous avons dépassé ce stade, que nous l’avons quitté, alors que les praticiens de l’analyse transactionnelle d’Eric Bern nous indiquent que cet enfant est toujours présent et qu’il fait partie de nous mais que souvent nous n’en avons absolument pas conscience et qu’en plus il est présent dans notre communication de tous les jours.

Avez-vous déjà laissé parler votre enfant intérieur ?

J’ai essayé aujourd’hui et c’est impressionnant comme de nombreuses images me sont revenues en tête, comme si j’étais vraiment en train de les vivre, là, maintenant. Qu’est-ce que ça peut bien m’apporter, répondrez-vous peut-être ? Peut-être rien, peut-être beaucoup, je ne le sais pas encore, mais en réalité cela m’a fait plaisir de me rappeler ces moments, ces instantanés, parce que c’est comme si je ne m’étais pas oubliée. C’est comme si maintenant j’étais prête à redécouvrir cette petite fille, voir ce qu’elle a m’offrir, à m’apprendre, ce qu’elle attend de moi peut-être aussi. Je me rappelle que quand j’étais au lycée, quand j’avais peut-être 16 ou 17 ans, j’enviais les autres jeunes qui se souvenaient avec exactitude des moments de leur enfance. Je ne m’en souvenais pas, comme si tout cela n’avait eu aucune importance dans ma vie, comme si j’avais occulté une partie de ma vie, peut-être parce qu’elle me faisait mal, ou que je lui attribuais les raisons de mon mal-être de l’époque. Pour que ça me fasse moins mal, je me disais que si je ne m’en souvenais pas, c’est parce que mon cerveau avait jugé inutile de s’en rappeler ou alors qu’il l’avait effacé par manque deplace et pour y enregistrer des informations plus vitale que le fait de savoir si à 2 ans j’ai été capable de me chauffer mon lait toute seule ou pas.

Mais y a-t-il quelque chose de plus importantque notre être ? Ce que nous avons été et surtout ce que nous sommes et ce vers quoi nous voulons aller ?

Je l’aime bien du coup cette petite fille et je choisis de la libérer et de la laisser me raconter ses histoires, parce que c’est moi, et que j’ai appris à m’aimer et à aimer toutes les parties qui m’habitent.

Et si vous essayiez vous aussi ? Allez, libérez-la ou libérez-le.

Et si vous avez déjà essayé, je serai ravie de savoir ce que cela vous a apporté.

A bientôt les cocos!

Ma petite retraite à 29 ans

Malaise et culpabilité, regain d’énergie, créativité et objectifs, voici ce qui peut vous attendre si vous coupez du bruit du monde pour vous tourner vers votre intérieur.

Et pourquoi pas ? Non non je ne suis ni sportive professionnelle, ni millionnaire et pourtant je refuse d’attendre d’être officiellement en âge de passer à la retraite pour m’en offrir une !

Ainsi, ma petite retraite a été ponctuée de différentes étapes que j’ai envie de partager avec vous: malaise et culpabilité, regain d’énergie, créativité et objectifs. Je vous en présente quelques-unes ici avec une petite surprise, une inspirante vidéo par Pico Iyer sur : l’art de l’immobilité.

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Savourer la solitude

Je ne pensais pas être capable d’une telle retraite, d’une telle rencontre avec moi-même, d’un tel rapprochement avec mon moi intérieur.

Cela fait une semaine que je suis seule, que j’ai choisi de me prendre une semaine de vacances en solo, en restant chez moi, en me reposant, en laissant ma créativité s’exprimer dans tous les sens et en écoutant les pensées des autres s’adresser à moi de façon très brusque et violente.

Car je suis convaincue d’une chose : les pensées sont comme des ondes radio qui voyagent de cerveau à cerveau sur une certaine fréquence et en fonction de la fréquence sur laquelle on se trouve, c’est-à-dire notre état émotionnel et énergétique, va faire en sorte que nous captions plus ou moins certaines pensées plus que d’autres et que cela nous rende joyeux ou triste ou malheureux.

Mais je ne pensais pas être capable d’une telle retraite, d’une telle rencontre avec moi-même, d’un tel rapprochement avec mon moi intérieur. C’est comme faire connaissance avec une nouvelle personne, d’abord on s’observe, on se demande comment l’autre s’appelle, on lui demande ce qu’il fait dans la vie, ce qui le fait vibrer ou pas, ce qui l’aime ou ce qu’il n’aime pas et si on sent que ça a des chances de coller alors, on passera plus de temps ensemble, et on y prendra goût, jusqu’à avoir l’impression qu’il n’y a que cette personne qui compte, et que l’on peut oublier tout le reste. Au final, c’est comme si je n’avais plus besoin de personne.

Les premiers jours ont en effet été un peu houleux, un peu difficiles, mes pensées et mon discours intérieur était plutôt noir ce qui a fait que mon état interne n’était pas très positif ni joyeux. Aussi la culpabilité, un immense sentiment de culpabilité qui m’a envahi et un sentiment de peur : « Mais que vont penser les autres ? Mais tu es une vraie égoïste de te reclure comme ça, mais pourquoi tu fais ça ? » Enfin, je vais pas vous faire tout le compte rendu de mon discours intérieur, mais wow, c’était une véritable guerre entre moi et moi. Jusqu’à ce que je me raisonne, jusqu’à ce que je me fasse accepter le fait, que si je me reclus et me recentre sur moi-même ce n’est pas seulement pour moi, mais c’est surtout pour vous tous, pour tous les autres qui sont à l’extérieur et qui vivent leur vie à 100 à l’heure et qui sont bien heureux de pouvoir passer un moment d’apaisement et de tranquillité avec moi. Si donc vous voulez que ça continue, j’ai pas le choix, je dois recharger les batteries, et le meilleur moyen de le faire, c’est de m’isoler, de me nourrir de pleins de choses : lectures, conférences, cours en ligne, wow, mon cerveau est au taquet là en ce moment, il a une terrible soif d’apprendre, il en veut toujours plus, et il est tellement en éveil qu’il refuse de s’endormir la nuit et me réveille aux aurores pour que ça continue et en recevoir encore plus.

Maintenant, c’est décidé je me mets à écrire, tous les jours, pendant 30 minutes. Je vais exercer ce don, ce talent que j’ai, car j’en ai besoin, je veux absolument développer cette compétence pour pouvoir en faire quelque chose de plus précis, de plus concentré.

J’ai toujours aimé écrire, à propos de moi, à propos de mes idées, de mes ressentis, mais c’est seulement maintenant que je me rends compte que c’est une réelle partie de moi. Toujours accompagnée d’un bloc-notes et d’un stylos. D’ailleurs, j’en ai toute une collection de ces petits cahiers colorés de poche à la page vierge – sans lignes s’il vous plaît !!! – et pourtant je n’avais encore pas compris que c’est ça que je veux faire dorénavant. Ecrire, réfléchir, laisser mes pensées venir noircir la page de papier, mais sans colère cette fois, sans que mon envie ou se besoin soit simplement une échappatoire ou encore un moyen de se défouler et de laisser sortir ses idées. Non cette fois, c’est pour transmettre ce en quoi je crois, ma vision des choses, les expériences que je fais, ce que je ressens, ce que je perçois, que cela vous intéresse ou non, ça c’est votre problème ! Moi je partage, et si vous voulez continuer à lire, alors on se retrouvera un peu chaque jour.

Je n’en reviens pas le fleuve de mots qui sort de ma tête, c’est peut-être vide, c’est peut-être sans intérêt, c’est néanmoins la preuve de cet incroyable caractéristique de l’être humain : ses pensées. D’où viennent-elles je me demande souvent. Les experts en neurosciences disent que l’émotion découle de la pensée, est-ce que ce n’est pas extraordinaire ça ? Mais moi quand j’ai découvert ça, mais wow, ça m’a fait comme une baffe en pleine figure, c’était comme si enfin j’avais trouvé l’outil qui me permettrait de mieux gérer mes émotions en commençant par gérer mes pensées. Je croyais, comme beaucoup de monde que les émotions arrivent par hasard, que si je me sens comme ça, c’est parce que je suis come ça et c’est tout et que je n’y changerai jamais rien. Mais il n’en n’est rien les amis, nous avons tous la possibilité et la capacité de changer nos pensées pour créer des émotions meilleures et qui créeront des états internes d’une plus grande qualité et qui surtout nous aideront à aller mieux chaque jour et de décider dans quel état nous voulons être.

Mais que ce passe-t-il aujourd’hui ? Trop de gens ne s’arrêtent plus pour s’entendre penser, pour voir ce qui se passe à l’intérieur d’eux-mêmes, ils ne sont même pas conscients de leurs émotions, et disent que les gens qui ont des émotions sont des mauviettes, qu’ils ne raisonnent pas bien, que c’est des gens sensibles et donc instables. Alors que nous sommes tous fabriqués de la même manière : un cerveau dans tous les corps à la même place, un coeur qui se retrouve aussi toujours au même endroit, et notre corps dans son entier qui contient les mêmes organes pour tout le monde à la naissance – sauf en cas de handicap. Donc, cela veut aussi dire que nous avons TOUS, sans exceptions des émotions, qui sont le produit de nos pensées. D’ailleurs n’avez-vous pas remarqué que les gens se disant rationnels, n’ayant soi-disant pas d’émotions, n’expriment jamais leurs émotions, sont toujours dans la retenue et un beau jour explosent, ou alors tombent malades  (soit momentanément, soit de manière irrémédiable)? Prenez le temps d’observer un peu autour de vous ce qu’il se passe.

De plus, la plupart des personnes qui nous entourent ont une peur bleue de se retrouver seules avec elles-mêmes, en tête-à-tête avec leur moi intérieur, leur vrai moi. Pourquoi ? Parce qu’il est moche ? Parce qu’il dit des vérités qui nous dérangent ? Parce qu’il nous dit de ne pas faire certaines choses ou d’en faire pour protéger nos valeurs alors que notre moi social lui dit de se taire parce qu’il a trop peur du quand-dira-t’on ? Et oui, les amis, vous n’êtes pas les seuls dans ce cas, je m’y inclus avec plaisir. Au début c’est dur, vraiment mais je vous le garanti, vous ne serez pas déçus d’être partis à la découverte de vous-mêmes.

Si vous ne faites pas connaissance avec vous-mêmes, il y a de fortes chances que vous viviez la vie de quelqu’un d’autre. C’est vraiment ce que vous voulez ?

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