Savourer la solitude

Cela fait une semaine que je suis seule, que j’ai choisi de me prendre une semaine de vacances en solo, en restant chez moi, en me reposant, en laissant ma créativité s’exprimer dans tous les sens et en écoutant les pensées des autres s’adresser à moi de façon très brusque et violente.

Car je suis convaincue d’une chose : les pensées sont comme des ondes radio qui voyagent de cerveau à cerveau sur une certaine fréquence et en fonction de la fréquence sur laquelle on se trouve, c’est-à-dire notre état émotionnel et énergétique, va faire en sorte que nous captions plus ou moins certaines pensées plus que d’autres et que cela nous rende joyeux ou triste ou malheureux.

Mais je ne pensais pas être capable d’une telle retraite, d’une telle rencontre avec moi-même, d’un tel rapprochement avec mon moi intérieur. C’est comme faire connaissance avec une nouvelle personne, d’abord on s’observe, on se demande comment l’autre s’appelle, on lui demande ce qu’il fait dans la vie, ce qui le fait vibrer ou pas, ce qui l’aime ou ce qu’il n’aime pas et si on sent que ça a des chances de coller alors, on passera plus de temps ensemble, et on y prendra goût, jusqu’à avoir l’impression qu’il n’y a que cette personne qui compte, et que l’on peut oublier tout le reste. Au final, c’est comme si je n’avais plus besoin de personne.

Les premiers jours ont en effet été un peu houleux, un peu difficiles, mes pensées et mon discours intérieur était plutôt noir ce qui a fait que mon état interne n’était pas très positif ni joyeux. Aussi la culpabilité, un immense sentiment de culpabilité qui m’a envahi et un sentiment de peur : « Mais que vont penser les autres ? Mais tu es une vraie égoïste de te reclure comme ça, mais pourquoi tu fais ça ? » Enfin, je vais pas vous faire tout le compte rendu de mon discours intérieur, mais wow, c’était une véritable guerre entre moi et moi. Jusqu’à ce que je me raisonne, jusqu’à ce que je me fasse accepter le fait, que si je me reclus et me recentre sur moi-même ce n’est pas seulement pour moi, mais c’est surtout pour vous tous, pour tous les autres qui sont à l’extérieur et qui vivent leur vie à 100 à l’heure et qui sont bien heureux de pouvoir passer un moment d’apaisement et de tranquillité avec moi. Si donc vous voulez que ça continue, j’ai pas le choix, je dois recharger les batteries, et le meilleur moyen de le faire, c’est de m’isoler, de me nourrir de pleins de choses : lectures, conférences, cours en ligne, wow, mon cerveau est au taquet là en ce moment, il a une terrible soif d’apprendre, il en veut toujours plus, et il est tellement en éveil qu’il refuse de s’endormir la nuit et me réveille aux aurores pour que ça continue et en recevoir encore plus.

Maintenant, c’est décidé je me mets à écrire, tous les jours, pendant 30 minutes. Je vais exercer ce don, ce talent que j’ai, car j’en ai besoin, je veux absolument développer cette compétence pour pouvoir en faire quelque chose de plus précis, de plus concentré.

J’ai toujours aimé écrire, à propos de moi, à propos de mes idées, de mes ressentis, mais c’est seulement maintenant que je me rends compte que c’est une réelle partie de moi. Toujours accompagnée d’un bloc-notes et d’un stylos. D’ailleurs, j’en ai toute une collection de ces petits cahiers colorés de poche à la page vierge – sans lignes s’il vous plaît !!! – et pourtant je n’avais encore pas compris que c’est ça que je veux faire dorénavant. Ecrire, réfléchir, laisser mes pensées venir noircir la page de papier, mais sans colère cette fois, sans que mon envie ou se besoin soit simplement une échappatoire ou encore un moyen de se défouler et de laisser sortir ses idées. Non cette fois, c’est pour transmettre ce en quoi je crois, ma vision des choses, les expériences que je fais, ce que je ressens, ce que je perçois, que cela vous intéresse ou non, ça c’est votre problème ! Moi je partage, et si vous voulez continuer à lire, alors on se retrouvera un peu chaque jour.

Je n’en reviens pas le fleuve de mots qui sort de ma tête, c’est peut-être vide, c’est peut-être sans intérêt, c’est néanmoins la preuve de cet incroyable caractéristique de l’être humain : ses pensées. D’où viennent-elles je me demande souvent. Les experts en neurosciences disent que l’émotion découle de la pensée, est-ce que ce n’est pas extraordinaire ça ? Mais moi quand j’ai découvert ça, mais wow, ça m’a fait comme une baffe en pleine figure, c’était comme si enfin j’avais trouvé l’outil qui me permettrait de mieux gérer mes émotions en commençant par gérer mes pensées. Je croyais, comme beaucoup de monde que les émotions arrivent par hasard, que si je me sens comme ça, c’est parce que je suis come ça et c’est tout et que je n’y changerai jamais rien. Mais il n’en n’est rien les amis, nous avons tous la possibilité et la capacité de changer nos pensées pour créer des émotions meilleures et qui créeront des états internes d’une plus grande qualité et qui surtout nous aideront à aller mieux chaque jour et de décider dans quel état nous voulons être.

Mais que ce passe-t-il aujourd’hui ? Trop de gens ne s’arrêtent plus pour s’entendre penser, pour voir ce qui se passe à l’intérieur d’eux-mêmes, ils ne sont même pas conscients de leurs émotions, et disent que les gens qui ont des émotions sont des mauviettes, qu’ils ne raisonnent pas bien, que c’est des gens sensibles et donc instables. Alors que nous sommes tous fabriqués de la même manière : un cerveau dans tous les corps à la même place, un coeur qui se retrouve aussi toujours au même endroit, et notre corps dans son entier qui contient les mêmes organes pour tout le monde à la naissance – sauf en cas de handicap. Donc, cela veut aussi dire que nous avons TOUS, sans exceptions des émotions, qui sont le produit de nos pensées. D’ailleurs n’avez-vous pas remarqué que les gens se disant rationnels, n’ayant soi-disant pas d’émotions, n’expriment jamais leurs émotions, sont toujours dans la retenue et un beau jour explosent, ou alors tombent malades  (soit momentanément, soit de manière irrémédiable)? Prenez le temps d’observer un peu autour de vous ce qu’il se passe.

De plus, la plupart des personnes qui nous entourent ont une peur bleue de se retrouver seules avec elles-mêmes, en tête-à-tête avec leur moi intérieur, leur vrai moi. Pourquoi ? Parce qu’il est moche ? Parce qu’il dit des vérités qui nous dérangent ? Parce qu’il nous dit de ne pas faire certaines choses ou d’en faire pour protéger nos valeurs alors que notre moi social lui dit de se taire parce qu’il a trop peur du quand-dira-t’on ? Et oui, les amis, vous n’êtes pas les seuls dans ce cas, je m’y inclus avec plaisir. Au début c’est dur, vraiment mais je vous le garanti, vous ne serez pas déçus d’être partis à la découverte de vous-mêmes.

Si vous ne faites pas connaissance avec vous-mêmes, il y a de fortes chances que vous viviez la vie de quelqu’un d’autre. C’est vraiment ce que vous voulez ?

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Un commentaire sur “Savourer la solitude

  1. Bravo Gülsen je viens de lire ton article il est très sympa et je le trouve très bien et ça me donne aussi réflexion et des idées bravo à toi continue sur cette voie😋😀

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